Note de réunion sur :

Atelier des Nations -Unies sur la participation de la collectivité à la prévention de la criminalité

Le Dixième Congrès des Nations Unies sur la prévention du Crime et le traitement des délinquants se tiendra à Vienne du 10 au 17 avril 2000 sur le thème de A Criminalité et Justice : rencontrer les défis du vingt et unième siècle@.

Un des quatre ateliers du programme officiel est centré sur Ala participation de la collectivité à la prévention du crime@ les 12 et 13 avril. Le secrétariat des Nations-Unies a chargé le Centre international pour la prévention de la criminalité ( CIPC, Montréal) de la préparation de cet atelier. Le programme réel inclut aussi la question de la prévention.

Ces congrès se tiennent tous les 5 ans et rassemblent des délégations de hauts délégués des ministères de l=Intérieur, de la Justice et de la Sphère Sociale de 120 pays ou plus. La plupart de ces délégations auront un représentant important au sein de l=atelier. L=atelier sera traduit simultanément en anglais, français, espagnol, chinois, russe et arabe.

L=atelier

L=atelier partagera ce qui fonctionne dans la prévention du crime par la collectivité; et comment les gouvernements peuvent soutenir ces efforts. Il vise des propositions concrètes pour les pays développés comme pour les pays en développement.

L=atelier commencera par une vue d=ensemble de : les résolutions des Nations Unies sur la prévention; les dernières législations et stratégies dans le monde; et les bénéfices à investir dans la prévention.

Le premier jour sera dévolu à l=étude de cas des stratégies nationales et locales présentées par l=Argentine, la Belgique, le Canada, le Chili, la France, les Pays-Bas, la Nouvelle-Zélande, le Portugal, l=Afrique du Sud; le Royaume-Uni et les Etats-Unis d=Amérique. Ils illustreront les vastes efforts des villes pour réduire la criminalité à travers des programmes s=attaquant à la pauvreté et à l=exclusion, et en visant prioritairement la jeunesse et les écoles.

Les présentations ont été retenues pour encourager les délégations qui souhaitent créer de nouveaux centres nationaux de prévention, augmenter les crédits pour la prévention et investir dans des programmes locaux efficients et responsables. Ils mettront en exergue le rôle des gouvernements dans le soutien aux projets locaux, à la capacité de développement, à l=encouragement à l=analyse, donnant des indications et visant à une prise de conscience des publics et des professionnels.

Le second jour visera les organisations qui peuvent aider les villes et les pays à prévenir le crime. Le CIPC présentera son rôle comme centre de ressources international aussi bien que comme centre d=assistance. Crime Concern, le Forum Européen pour la Sécurité Urbaine, l=Institute for Security Studies et le National Crime Prevention Council des États-Unis décriront comment ils fournissent de l=assistance technique, des formations des guides de bonnes pratiques, d=échange d=expertise, du soutien au public et des outils de diagnostic.

Habitat ( UNCHS) et d=autres agences des Nations-Unies expliqueront comment elles ont fait de la prévention du crime une priorité pour promouvoir la bonne gouvernance, et combattre l=exclusion et la violence contre les femmes. Les agences de coopération nationales, comme le ministère des Affaires étrangères et l=Agence canadienne de développement international, qui ont investi dans la prévention du crime en Afrique du Sud viendront expliquer aux pays demandeurs ce qui peut être fait dans le futur.

Sessions de présentation et expositions

Le CIPC souhaite organiser des sessions de présentation pour un nombre limité de participants afin d=engager des discussions de fond d=un seul langage. Les sessions porteront sur : la capacité de développement d=un gouvernement local ( exemples de manuels, contractualisations, formations) et l=évaluation et l=analyse coûts-bénéfices ( exemples de différents types, perspectives et outils). Le format serait une table ronde d=experts de différents pays ouvrant les échanges pour environ une heure et demie avec traduction simultanée.

Le Congrès possède un hall d=exposition, où les gouvernements et autres participants au Congrès peuvent présenter leurs matériels sur la prévention. Le CIPC aura son propre kiosque et les documents afférents.

Préparations de l=atelier

L=atelier a été construit à travers des réunions préparatoires au Congrès dans chaque région : Asie de l=Ouest, Afrique, Amérique Latine et Caraïbes. Le ministère de la Justice argentin a organisé une réunion d=experts gouvernementaux du monde entier en février 1999.

Le Canada, la France et les Pays-Bas ont soutenu l=organisation d=une conférence de hauts responsables autour du CIPC à Montréal sur le thème : APrévention du crime: multiplier les réussites@ en octobre 1999. Tout ceci a permis au CIPC de lancer des documents de fond incluant l=inventaire des 100 Programmes de prévention sélectionnés pour inspirer l=action, un Répertoire de la Prévention du Crime des études gouvernementales et scientifiques et un site internet actualisé www.crime-prevention-intl.org.

Les Nations-Unies distribueront sous peu un document de fond. Le CIPC est en train de finaliser le programme lors de discussions avec les centres nationaux de prévention en Argentine, Australie, Canada, Chili, France, Côte d=Ivoire, Pays-bas, Nouvelle-Zélande, Portugal, Afrique du Sud, Royaume-Uni et États-Unis. Le gouvernement des Pays-Bas a généreusement contribué financièrement au travail du CIPC.

Enjeux

Dans beaucoup de pays riches, la probabilité pour une famille d=être victime d=une atteinteà la propriété a diminué dans les dix dernières années. Pourtant, de par la forte augmentationdes taux de criminalité dans les années 60 et 70, la probabilité de victimisation d=une famille en l=an 2000 reste deux ou trois fois plus élevée qu=au début des années 1960.

Dans beaucoup de pays en développement et en transition, les taux de criminalité ont considérablement augmenté dans la dernière décennie. Leur aspect de problèmes interconnectés - hauts niveaux de violence de rue et intrafamiliale, jeunes fortement défavorisés, migration rapide dans les zones urbaines, manque de confiance dans l=application de la loi, systèmes judiciaires inefficaces, corruption, maîtrise limitée et sévères compétitions pour des fonds insuffisants.

Permettre au crime de se propager fournit un terrain favorable à la criminalité organisée pour recruter des gangs de rue, exploiter la vente de substances interdites et déboucher sur un marché de vente d=armes illégal. Dans trop de pays, la police transforme en violations des droits le manque de moyens pour contrôler la violence, sans que soit développé un processus de nature à s=attaquer aux causes.

Facteurs de risques et stratégies réussies

Les facteurs de risque de nature à prédisposer un jeune au crime sont bien connus à travers de nombreuses études et les résolutions des Nations-Unies. Malheureusement, les politiques pour réduire le crime ne s=attachent pas aux causes. Quand elles le font, la criminalité a été réduite dans de larges proportions, ceci par des mesures moins onéreuses pour les gouvernements et qui contribuent au développement de la jeunesse plutôt qu=à son incarcération.

Pour le moment, les évaluations portent sur le soutien à la fonction parentale et l=apprentissage de la sociabilité aux enfants, le soutien aux jeunes défavorisés et les incitations pour éviter le décrochage scolaire ont amené des réductions des passages à l=acte impressionnantes et soutenues autant que l=amélioration du mieux-être social, la réussite scolaire et les succès liés à l=emploi.

De la même manière, les études montrent que la criminalité peut être diminuée par le fait de réduire l=opportunité des commissions de certaines infractions, comme changer les constructions des nouvelles maisons, s=atteler aux situations de réitérations ou réduire l=accès aux Aincitateurs@ à la délinquance telles que les drogues ou les armes.

Actions prises

Des stratégies nationales existent depuis plusieurs années en Belgique, France, aux Pays-Bas et dans les pays scandinaves. L=Australasie les a imités. La France a montré comment l=action locale peut être encouragée et soutenue par des politiques et stratégies mises en oeuvre au niveau central. Les Pays-Bas aident les collectivités locales à bénéficier des connaissance et expertise développées partout ailleurs.

Récemment, le Canada et l=Afrique du Sud ont développé des stratégies innovantes. Les études du gouvernement britannique en ce qui concerne les coûts réels des programmes ont incité leur ministère des Finances à investir 7$ US par foyer et par an pour implanter des stratégies de prévention de la criminalité. Les autorités locales doivent travailler avec les forces de police et les autres agences dans le cadre de l=implantation d=un processus rigoureux. 10% de ces nouveaux crédits sont dévolus à l=analyse coûts-bénéfices pour démontrer les résultats.

Les responsables locaux ont mis en commun leurs autorités en ce qui concerne l=école, les services de santé, le logement et l=application de la loi pour s=attaquer aux causes des problèmes locaux de la criminalité en Europe et en Australasie. Maintenant, ces succès inspirent des mises en oeuvre en Amérique du Nord et en Afrique. La violence à l=école est abordée par des politiques qui visent les causes. Les parents sont assistés, particulièrement dans le cas de familles monoparentales défavorisées où les mères célibataires essayent de s=en sortir avec leurs enfants en difficultés.

Information complémentaire :

Pour plus d=information sur l=atelier, merci de contacter le Centre international pour la prévention de la criminalité, 507 place d=Armes, Bureau 2100, Montréal (Québec), Canada H2Y 2W8 au téléphone :1(514) 288 6731 - Fax: 1(514) 288 8763, E-mail : cipc@crime-prevention-intl.org ; www.crime-prevention-intl.org.

Pour plus d=information sur le Congrès, merci de visiter le site www.uncjin.org/Documents/ 10thcongress/10thcongress.html. Pour le congrès, il n=y a pas de frais de participation mais les participants doivent supporter les coûts de participation.